Prix de l’immobilier 2025 : ou en est-on ?

23 juillet 2025

Chute dans le neuf, stabilisation dans l’ancien, taux d’intérêt incertains… Le marché immobilier belge continue de s’adapter dans un contexte économique tendu. Voici ce qu’il faut retenir des dernières tendances observées.

Des prix qui stagnent dans l’ancien

D’après les données récentes du SPF Finances, les prix de l’immobilier ancien ont connu une stabilisation relative depuis fin 2023. Le volume de transactions est même légèrement reparti à la hausse, notamment grâce au retour progressif des acquéreurs qui s’étaient mis en retrait durant la période 2022-2023, marquée par une forte hausse des taux d’intérêt. En Brabant wallon, le prix médian d’une maison 3 façades reste autour de 365.000 €, avec des écarts parfois conséquents selon les communes. À Nivelles, les maisons avec jardin et les biens affichant de bonnes performances énergétiques (PEB A ou B) conservent une forte attractivité.

Les vendeurs doivent toutefois faire preuve de réalisme: les candidats acheteurs sont bien plus sélectifs qu’avant, et analysent attentivement l’état du bien, sa consommation énergétique et la cohérence du prix par rapport au marché local. Les coups de cœur existent toujours, mais ils doivent désormais cocher plus de cases qu’auparavant.

Gros coup d’arrêt dans le neuf

Le marché du neuf traverse quant à lui une véritable zone de turbulences. Selon plusieurs promoteurs actifs en Wallonie, les ventes ont chuté de 30 à 50 % sur certains projets depuis l’an dernier. Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement brutal. La forte hausse des taux d’intérêt rend l’achat d’un bien neuf bien plus onéreux en termes de mensualité qu’un achat dans l’ancien. De plus, la TVA réduite à 6 % sur le neuf reste soumise à des conditions strictes, et n’est pas accessible à tous.

Enfin, l’écart de prix entre le neuf et l’ancien reste considérable, parfois difficilement justifiable aux yeux des acquéreurs. Beaucoup privilégient aujourd’hui l’achat d’un bien ancien avec des travaux modérés plutôt qu’un logement flambant neuf, aussi économe soit-il sur le plan énergétique. La réalité du portefeuille l’emporte souvent sur l’idéal thermique.

Quel avenir pour les taux en 2025 ?

Après avoir connu un pic fin 2023, les taux d’intérêt ont légèrement baissé au cours du premier semestre 2025. Cependant, les experts s’accordent à dire qu’une nouvelle baisse marquée semble peu probable à court terme. La Banque centrale européenne reste prudente, notamment à cause des incertitudes géopolitiques persistantes et de la pression inflationniste encore présente.

Pour les candidats emprunteurs, cela signifie que les taux resteront à un niveau élevé comparé à la période exceptionnelle de 2020-2021. Le crédit immobilier demeure un engagement sérieux, à bien réfléchir, surtout en période d’instabilité. Cela a naturellement un impact sur la capacité d’emprunt des acheteurs… et donc, indirectement, sur les marges de négociation pour les vendeurs.

Quel impact pour les vendeurs et investisseurs ?

Pour les vendeurs, la clé est l’objectivité. Miser sur une hausse rapide des prix n’est plus une stratégie réaliste à court terme. Un bien bien estimé, bien présenté et bien accompagné reste un bien qui se vend. Mais il est essentiel de se montrer cohérent face aux attentes du marché actuel, surtout pour les biens à rénover ou aux performances énergétiques moyennes ou faibles.

Côté investisseurs, le marché ancien conserve de l’attrait, à condition de bien calculer son rendement et de prendre en compte les travaux éventuels, les aides fiscales disponibles et la réalité locative du secteur ciblé. L’immobilier reste une valeur refuge, mais qui exige plus de préparation qu’avant.

En résumé

Le marché immobilier belge de 2025 est en transition. L’ancien tient bon mais plafonne. Le neuf, lui, encaisse le choc d’un contexte moins favorable. Les taux d’intérêt restent élevés, limitant la capacité d’achat de nombreux ménages. Dans ce paysage changeant, prendre les bonnes décisions devient plus que jamais essentiel.

Pour les propriétaires qui envisagent de vendre dans les mois à venir, il est crucial d’être bien informé, bien entouré, et surtout, bien positionné. Que ce soit pour vendre, acheter ou investir, un bon choix immobilier se fait toujours avec les bons chiffres… et les bonnes personnes !

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